Les ammonites :
par
Année
2007-2008
L’ammonite à travers les âges
Qu’est-ce qu’une ammonite ? Généralités
Paléoécologie, l’ammonite dans sont milieu de vie
L’ontogenèse ou croissance au cour de la vie de l’ammonite
Dimorphisme ou différence entre mâles et femelles
L’évolution des ammonoïdes
· Petit rappel sur le terme d’ « évolution »
· L’évolution des ammonoïdes
La morphologie : pure produit génétique ou réponse environnemental ?
Conclusion
Bibliographie
Remerciements

Renata Genoud en train de collecter des ammonites.
Comme
la
paléontologie est très vaste, j’ai décidé de me focaliser sur un sujet
qui m’intéresse. C’est un sujet que je ne connaissais pas et donc je
voulais
en savoir plus. Je me suis toujours demandé pourquoi les ammonites
peuvent êtres si différentes les une des autres. Quels sont les
facteurs
agissant sur leur morphologie ?
Pour
répondre
à cette problématique, je
vais expliquer, en premier lieu, ce qu’est une ammonite, variété
d’être
vivant de la préhistoire, qui elle-même est une branche évolutive
extrêmement
diversifiée. En un deuxième temps, je vais parler de
son milieu de vie, savoir si
l’environnement est un facteur important qui agit sur sa
morphologie. Par
la suite, j’expliquerai s’il y a des
différences entre mâles et femelles. Ensuite, je me pencherai
sur le sujet
de sa croissance (ontogenèse).
Est-ce
que le temps a un effet quel qu’il soit sur sa morphologie. Et pour
finir
j’expliquerai si, au cour du temps,
l’évolution
a une influence sur la
morphologie
de l’ammonite (phylogenèse).
Introduction :
Figure 1 : Reconstitution d’une ammonite. |
Apparus
il y a 400 millions d’années, les ammonoïdes forment un groupe
important des mollusques céphalopodes. Ils sont très proches,
génétiquement, des coléoïdes représentés notamment par les
calmars, les pieuvres et les seiches. Les ammonites, qui sont
des animaux exclusivement marins, ont peuplé, pendant près de
325 millions d'années, les mers continentales et aussi, parfois,
les océans. Ces êtres à l'allure fantaisiste ont décliné, à la
fin du Crétacé, pour disparaître définitivement à la limite
Crétacé / Tertiaire, il y a 65 millions d'années, suite à la
probable chute d'un astéroïde de grande taille.
Son proche cousin existant encore, le nautile, est l’animal qui sert de base de comparaison pour la compréhension des ammonites. Leur convergence évolutive les a poussé à avoir probablement la même structure interne et les mêmes comportements. Tout comme les ammonites, le nautile possède une coquille planispiralée cloisonnée. Les chambres sont reliées par un siphon. |
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Figure 2 |
Beaucoup de légendes et de mythes sont nées grâce aux ammonites et à leur enroulement spiralé à la façon d’un serpent. Dans certains pays, on leurs attribuait un rôle thérapeutique et dans d’autres régions, on les prenait comme des divinités. Le nom « ammonite » vient de l’Egypte, plus précisément du dieu Ammon, car la forme spiralée rappelle les cornes de bélier que le dieu Ammon avait sur la tête. Par la suite, le nom à été repris des grecs sous le nom de Zeus, puis des Romains sous le nom de Jupiter. Plus tard, au 7ème siècle, en Grande-Bretagne, dans la région de Whitby, un mythe raconte que partout grouillaient des serpents. La légende raconte que la nonne St-Hilda voulu construire sont couvent. Et pour se débarrasser de tous les serpents, elle les transforma en pierre et en mourrant ils perdaient leurs têtes. |
Qu’est-ce qu’une ammonite ? Généralités :
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Jadis, les ammonites occupaient un grand nombre d’océans. Elles étaient un groupe d’invertébrés très important de la vie du passé qui ont rapidement évolué. Aujourd’hui elles ne nous ont laissées que leurs fossiles, surtout leurs parties dures mais exceptionnellement on peut retrouver des fossiles ayant gardés leurs parties molles. Grâce à l’étude des paléontologues, on a interprété leur mode de vie, leurs habitats, leurs croissances et leur phylogenèse. La forme de la coquille de l’ammonite est habituellement en spirale, dite planispiralée. Il peut cependant exister toute sorte d’enroulements. Certaines sont droites, d’autres ancylocône, hamitocône, orthocône, etc. La coquille de l’ammonite peut être ornée de côtes et / ou de tubercules. Ces attributs donnent à l’ammonite une grande variété d’apparences et jouent un rôle capital dans la distinction des espèces.
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Peltoceras
Ammonite indéterminée
Crioceras
(Photo et collection R.Genoud et A.Pictet)
Voici
quelques
exemples de costulation (côtes) ou de tubercules chez les ammonites.
Les deux premiers exemplaires provenant du Jura montrent bien
différences de
costulations. Celle de gauche représente de fortes côtes contrairement à
celle du milieu. La troisième photo montre la présence de forts
tubercules
protectrices.
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Figure5 :
Vue des sutures d’une |
Figure
6 : Présentation de lignes de sutures |

Figure7 :
Coquille
d’ammonite avec légende.
| Cette dernière loge disposait d’un bord libre appelé péristome. Celui-ci, à partir de la fin du Lias, il y a 175millions d’années, pouvait, chez certaines ammonites, développer des excroissances tels que une paire d’apophyses latérales ou un rostre, lequel prolongeait le dessus de la coquille. Ces excroissances sont signes de maturité chez le mâle. Malheureusement, il était extrêmement fragile donc difficiles à conserver. Beaucoup d’ammonites peuvent disposer d’une carène, laquelle servait simplement à l’esthétique ou à être plus hydrodynamique. |
Figure8 : Apophyses latéraux et rostre
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De rares fossiles d’ammonites gardaient la radula, celle-ci était une série de sept petites dents qui aidaient à l’ingurgitation des aliments. Les aptychi sont généralement en paire et forment la partie inférieure du bec. Ceux-ci servaient à déchiqueter des proies, mais ils permettaient également à l’animal de pouvoir s'emprisonner dans sa coquille en les plaçant à la sortie de la coquille tel |
Aptychus d’ammonite de Drôme. Collection R. Genoud. |
| La coquille des ammonites leur servait de flotteur hydrostatique. Cela a été interprété en regardant les nautiles d’aujourd’hui. Dans l’ammonite, il y a un siphon qui passe par le phragmocône (toutes les loges) jusqu’au protoconque (première loge). Ce siphon a un rôle important dans la flottaison de l’ammonite. Il permet de transporter des liquides et des gaz d’une chambre à l’autre. L’ammonite enlevait ou ajoutait du liquide d’azote gazeux extrait de sont corps. Elle jouait avec ça pour rendre la coquille plus lourde ou plus légère que l’eau, à la façon d’un sous-marin. Ce système hydraulique complexe permettait aussi à l’animal de s’en servir comme propulseur par jet violant d’eau, comme beaucoup de céphalopodes actuels. Cette propulsion se faisait à l’aide de l’hyponome, qui est un grand entonnoir musculeux. |
Figure9 : Schéma interne de la coquille. |
Paléoécologie, l’ammonite dans sont milieu de vie :
Les ammonoïdes sont des animaux exclusivement marins vivant en majorité près du fond des mers internes au continent. Ces organismes devaient être répartis entre les bons nageurs, les dérivants et les migrateurs verticaux. Les ammonites ne sont pas vraiment faites pour la nage rapide sur une longue durée. Par conséquent, elles devaient occuper des niches écologiques (milieux de vie) à faible courant nécessitant peu les organes locomoteurs.
Les niches écologiques changent aussi avec la maturité de l’ammonite. Les petites tout juste écloses devaient vivre dans les eaux profondes là où les prédateurs étaient peu nombreux. Par la suite, celles-ci devaient remonter au fur et à mesure de leur développement pour occuper finalement des eaux de moyenne profondeur (30 à 50m). La plupart des formes, presque incapable de nager activement, devaient se nourrire de plancton en se laissant migrer ou tout au plus en se déplaçant verticalement dans la colonne d’eau. Celles-ci étaient des formes très grosses ou déroulées non hydrodynamiques. De telles formes devaient être fortement ornementées de grosses côtes ou de forts piquants protecteurs. D’autres, tout à fait plates et lisse, devaient nager pour chasser leurs proies et par conséquent, être le plus hydrodynamique possible. Certaines formes devaient chercher leur nourriture sur le font de la mer.

Figure10 :
Présentation de la répartition des ammonites en fonction de

Oppelia
subradiata
du Bajocien de Normandie.
Collection A.Pictet
Vue latérale Vue de la carène
Les formes dérivantes ou se déplaçant verticalement sont donc déroulées, très bombées ou autre. On voit bien les piquants protecteurs sur l’ammonite de droite. Ces formes déroulées sont très communes dans les mers intérieures profondes.

Acrioceras
(paraspinoceras)
pulcherrinum
et
Crioceratites
Ci-dessous, une ammonite très bombée dite Cadicône, mauvaise nageuse se nourrissant de plancton. Elle est plutôt côtière de mer peu profonde.

Ammonite
déterminée de Madagascar.
Collection A.Pictet
Un
nouveau
courant évolutif voit le jour au Crétacé inférieur. Lors de
fouilles, il apparaît que les ammonites que l’on trouve sont alternées
entre
des formes d’ammonites déroulées et enroulées. C’est-à-dire qu’un banc
de roche sera porteur d’ammonites enroulées, le suivant, de formes
déroulées
et ainsi de suite. On s’aperçoit que ce phénomène est du à la montée ou
a
la baisse du niveau marin au cours des âges provoquée par des
changements
climatiques globaux. Lors de la montée du niveau de la mer, les
ammonites se déroulent
sur une période géologique très courte de quelques centaines de milliers
d’années car la place libre pour les animaux est maximale. La
concurrence est
donc moindre, ce qui permet l’épanouissement de formes déroulées. En
revanche, lors de la diminution du niveau de la mer, les ammonites ce
ré-enroulent
car cette fois ci, il y a peut de place et donc beaucoup de compétition
entre
prédateurs. Les formes enroulées sont donc plus rapides et mieux
adaptées à
la nage rapide et donc à la chasse.

Figure11 : Lien entre le niveau marin et l’enroulement.
La figure 11 montre la corrélation entre le niveau marin et l’(en-dé)-roulement des coquilles. Il en ressort bien qu’elles s’enroulent lors de bas niveaux marins et qu’elles se déroulent lors de hauts niveaux marins.
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Voici
un exemplaire de Tropaeum
qui marque le début du déroulement de cette espèce. Fait
curieux, il est encore possible de trouver des spécimens
complètement enroulés dans les mêmes couche que ce spécimen.
Tropaeum enroulé. Collection A.Pictet
Tropaeum en cours de déroulement. |
| Pendant
la durée de vie de l’ammonite, la coquille peut changer selon la
maturité de l’animal de façon plus ou moins marquée. Chez
certaines espèces, ces modification, peuvent changer son
enroulement. Des structures se forment à l’ouverture de
l’ammonite, tel qu’un rostre ou bien encore une transformation
de l’ornementation.
L’enfance de l’ammonite
n’est pas comme celle de l’adulte, étant petit, la dernière loge
d’habitation n’est pas encore faite. La coquille de l’embryon
est couverte par une micro-ornementation. Le phragmocône n’est
lui non plus pas fini, et donc en attendant de grandir,
l’ammonitella habitera dans la dernière loge existante. |
Figure12 :
Changement de l’enroulement au |
Avant
l’adolescence,
l’ammonite se situe dans l’étape du post-embryon, cette étape
est importante car l’ammonite développe des côtes et/ou costules, des
lignes
d’accroissements, des épines et des tubercules. Cependant son
ornementation
peut toujours évoluer au cours de sa vie ou s’estomper. A ce stade, le
jeune
ammonoïde vit dans le plancton en se laissant dériver dans les courants
océaniques.
Au
stade
de la « puberté » les ammonoïdes étaient déjà capable de
se déplacer.
L’âge adulte représentait l’obtention de la loge d’habitation, qui était assez épaisse et de structures caractéristiques tels que l’enroulement, la section du tour et le développement des empreintes musculaires sur la coquille. Toutes ces modifications attestent de la maturité de l’individu. Ces modifications sont aussi interprétées comme une spécialisation de l’adulte à son nouveau milieu de vie plus côtier. Il s’agit d’améliorer la stabilité hydrostatique en changeant le centre de gravité par enroulement ou déroulement de la coquille. L’hydrodynamisme change aussi en développant un ventre tranchant et une coquille plus plate. Une accentuation de l’ornementation a pour but une meilleure protection contre les prédateurs mais aussi à accroître la résistance du test à la pression hydrostatique.
Pleuroceras spinatum de la région de Belfort, étage du Domérien. Collection et photos R. Genoud |
Cette photo d’ammonite du Jura permet de voir le changement d’ornementation au cours de la croissance. Il est possible de voir sur le zoom que les premiers tours présentent des côtes très fortes tuberculées qui s’atténuent au cours de la croissance pour disparaître sur le dernier tours. |
| L’ammonite
peut comporter aussi des varices, bien sûr se ne sont pas les
veines qui gonflent mais c’est un épaississement de la coquille
de l’animal. Elle peut aussi avoir des constrictions qui est
l’opposé des varices. C’est un resserrement de la coquille qui
est plus exprimé sur le moulage interne que sur l’extérieur de
la coquille.
La
carène est, la plupart du temps, simple et souvent acérée. Elle
peut être simple mais elle peut aussi être double ou triple. En
revanche, la triple carène peut engendrer d’une paire de fausses
carène. La vraie carène a un rôle majeur pour la protection du
siphon. Il est intéressant de noter qu’il existe aussi un polymorphisme assez important chez les ammonites qui serait le résultat de variations de l’écosystème tel que des parasites, intensité lumineuse, température, abondance de nourriture, etc…
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Périsphinctes de la région bâloise, étage de l’Oxfordien. |
Dimorphisme
ou différence entre mâles et femelles :
Les anciens paléontologues, crurent au début que mâles et femelles se ressemblaient. Mais à force de faire de plus en plus de trouvailles, les chercheurs ont du changer leurs idées. De nos jours on sait différentier les mâles des femelles, car à la plupart des fouilles que les chercheurs faisaient, il trouvèrent presque a chaque fois deux ammonites d’espèce différente avec le même pourcentage et toujours associées. Une plutôt de petite taille et avec une ornementation riche, et une autre plus grande que l’autre mais peut ornée. Avec ces informations, les paléontologues les comparairent aux céphalopodes d’aujourd’hui et en conclurent que le petit avec une riche ornementation était un mâle, appelé microconche, et la grande avec peut d’ornementation était la femelle, appelée macroconche. Les structures péristomales (ouverture de la coquille) tels que le rostre ou les apophyses étaient typique du mâle. Ces structures ont un rôle, probablement, dans le sélection sexuelle. Le plus richement ornementé doit préférentiellement être choisit tout comme chez les oiseaux.
D’autres critères entrent en compte pour parler de mâle et femelle. Il faut aussi avoir : une croissance juvénile identique et une même distribution géographique.
Figure13 : Représentation du mâle et de la femelle. |
Le nom donné à ce phénomène est le dimorphisme (différence entre mâle et femelle). Celui-ci était peu observé chez les ammonoïdes primitifs du Paléozoïque mais plus fréquent au Mésozoïque. |
Voici un exemple frappant de dimorphisme :

Crioceratites
Acrioceras
Hauterivien de la Drôme Collection A.Pictet et R.Genoud
Ses deux exemplaires proviennent de la même couche d’un gisement dans le sud de la France. A gauche nous avons un microconche (mâle) et à droite un macroconche (femelle). Ses deux formes ont longtemps été considérées comme deux espèces différentes, d’où un nom différent.
A l’ère primaire, il est difficile de remarquer des changements chez l’ammonite. En revanche si l’on compare les ammonites de l’ère primaire avec celle de l’ère secondaire, il y a un boum fulgurant sur la morphologie des ammonites. A l’ère secondaire, les ammonites ont dû se développer, car le milieu de vie s’est enrichi par bien des espèces prédatrices. Les ichtyosaures sont apparus, avec les mosasaures et bien d’autres espèces de grands reptiles marins dangereux. Les ammonites étaient fréquemment blessées et abîmées. Donc, par la suite, elles ont du développer des piquants, des tubercules et bien d’autres pustules protectrices. Mais l’évolution des ammonites n’a pas été un chemin bien tracé et droit, il était rempli de détours et d’extinctions. Au début de leur apparition, des ammonoïdes étaient droites. Ensuite elles se sont peu à peu enroulées, et soudain, vers le Crétacé, des formes de plus en plus déroulés faisaient apparition. D’autres formes encore, apparaissent avec des enroulement tout autres, un peut spéciaux voire farfelu. Le Crétacé marque bien l’avènement des ammonites par des formes multiples et complexes mais aussi leur extinction par fatigue génétique, une sur-adaptation qui les a mené à leur perte. C’est-à-dire que des formes trop évoluées n’ont plus la possibilité de s’adapter aux changement écologiques. Celles-ci disparaissent progressivement avec leurs habitats. Seule les formes peu évoluées ont un large choix d’évolution. Il y a aussi une complexification des sutures chez les ammonoïdes jusqu’à atteindre un niveau plus complexe chez les ammonites. Au départ les sutures sont simples et au court du temps elles se complexifient pour donner des sutures exceptionnellement complexes.
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Figure14 :
Photo montrant la
maque
de morsure du à un reptile marin. Figure15 :
Reconstitution d’un
Plesiosaure
attaquant une ammonite. |

Figure16 :Arbre
phylogénétique
des ammonoïdes.
(extrait des panneaux de présentation de l’exposition temporaire du Musée cantonal de géologie crée par Stephan Ansermet. Photos de la collection Serge Guillod).
La
morphologie :
pure produit génétique ou réponse environnemental ?
| Pour
répondre à cette problématique, Il
a été expliqué, en premier lieu, ce qu’est une ammonite,
variété d’être vivant de la préhistoire, qui elle-même est une
branche évolutive extrêmement diversifiée. Le dernier point nous
a permis de voir si l’évolution
et l’adaptation avait
une influence sur la
morphologie de l’ammonite.
Il a été vu qu’il existe deux grands traits évolutifs chez les ammonites qui n’ont pas directement attrait à l’écologie mais bien à une évolution plus générale qui tend à la complexification de la vie peut importe le milieux de vie. La première touche l’enroulement général des ammonites passant d’un stade rectiligne à un stade planispiralé (enroulement à plat). Voire figure 16. Les formes déroulées du Crétacé restent un peu une exception due à une explosion évolutive des formes d’ammonites. Le
second grand trait touche la
complexification des sutures qui tout comme
l’enroulement de la coquille est
une évolution qui se retrouve chez tous les
ammonoïdes peut importe le milieu de vie. Voire figure 15. |
du Mésozoïque. |
En
un
deuxième temps, nous avons vu le
milieu de vie pour savoir si
l’environnement est un facteur important qui agit sur la
morphologie. Par
la suite, nous avons aussi vu les
différences
entre mâles et femelles mais aussi sur le sujet de l’
ontogenèse ;
si le temps a un effet quel qu’il soit sur la
morphologie.
En effet l’évolution des ammonites est fortement influencée par leur environnement. Leurs coquilles pouvaient évoluer pour avoir plus de piquants ou autres perfectionnements de leur coquille, s’il y avait plus de prédateurs. Tout dépendait aussi de la place disponible dans les eaux, plus elle était grande et plus les ammonites pouvaient se dérouler, car elles avaient de plus grands biotopes et moins de concurrence. Moins les eaux étaient profondes et plus les ammonites étaient enroulées du fait du peut de place et de la concurrence. Le milieu influence leur enroulement suivant leurs stades de croissance. Chez certaines ammonites, les jeunes devaient êtres enroulés du fait de leur vie au large, où vivaient peut de prédateurs. Et les adultes qui vivaient le long des côtes et étaient déroulées. Le besoin de nager vite pour se nourrir va aussi influencer l’épaisseur de la coquille et les côtes.
Conclusion :
Nous
pouvons
dès lors affirmer que l’évolution des ammonites est due à
l’influence de son environnement. Tout dépendait du lieu où elle
habitait,
si les eaux étaient profondes, s’il y avait des prédateurs ou encore
s’il
y avait assez de nourriture. Mais certaines évolutions ne dépendent pas
du
milieu de vie, mais à un plan génétique général de construction tel que
l’enroulement et la ligne de suture. D’autres traits comme la différence
entre les mâles et les femelles ne semble évidemment pas liés à
l’écologie
mais simplement à la sélection sexuelle.
Bibliographie
Figures [1-3-4-6-7-9-10-13 ] LEBRUN Patrice, Ammonites du Crétacé Tome I- Généralités sur les ammonoïdes et le Crétacé, Phylloceratina, Lytoceratina et Ammonitina, Minéraux & Fossiles, Hors série n°16, avril 2003.
LEBRUN Patrice, Ammonites du Crétacé Tome II- Ancyloceratina, Minéraux & Fossiles, Hors série n°22, février 2007.
EBBO Luc, Ammonites et prédateurs, panneaux explicatif pour exposition.
EBBO Luc, Le
Barrémien du
sud-est de la France et ses ammonites, Minéraux & Fossiles,
n°286 –
juillet/août 2000
Figures
[11-12]
ROPOLO Pierre SALOMON Michel GONNET Roland,
Les ammonites hétéromorphes du Crétacé inférieur,
Minéraux & Fossiles, n°265
septembre
1998.
Figures [2-5-8-14-15-16-17] Stephan
Ansermet, Panneaux de présentation de l’exposition temporaire du Musée
cantonal de géologie, Photos de la collection Serge Guillod.
LEBRUN Patrice, L’animal
ammonoïde Le bulbe
buccal :
mandibules et radula, Minéraux & Fossiles, n°242 –
juillet/août
1996.
BERT Didier, L’involution triangulaire chez les ammonites, Minéraux & Fossiles, n°340 juin 2005.
Remerciements :
Pour terminer je tiens à remercier :